du 8 au 13 décembre
Dans toutes mes prévisions, je n’avais pas envisagé d’avoir encore des ouvriers en activité sur le chantier. Mais je dois bien me rendre à l’évidence, la chambre d’amis n’est pas terminée. La fosse septique étant finie, l’électricité et l’eau, ainsi que toutes les évacuations, nous pourrions occuper les lieux
La vue d’ensemble et la terrasse qui domine la plage nous y incite mais il n’y a pas encore de rideaux aux fenêtres. Marita a bien le tissu mais sa machine à coudre est en réparation. Il faut encore attendre.
Mardi 9 décembre
Nous sommes impatients de nous installer dans notre maison, aussi nous commençons à y transporter nos affaires.
Mercredi 10 décembre
Le menuisier n’a pas encore livré les portes coulissantes. Nous allons le voir afin d’accélérer un peu les choses. Son frère est justement entrain de les préparer.
Nous lui demandons de nous aiguiser deux scies que Rey-John nous a données avant de partir.
jeudi 11 décembre
Avec Marita, nous avons décidé d’aller à Iloilo avec la voiture car nous avons beaucoup de choses à rapporter. Nous demandons à Rey-John de nous conduire. Philippe doit rester car il a une arrivée en début d’après midi. Départ à 8h. Trente minutes plus tard nous sommes à l’embarcadère du ferry. Rey-John va acheter le billet. En revenant, il nous dit qu’on l’a avisé qu’aujourd’hui la dernière traversée est à 15h30 car c’est la fête de noël du personnel de la compagnie et que si nous avons besoin de rentrer il vaut mieux être au port avant 13h. Cela ne nous réjouit pas car nous ne pourrons pas faire tout ce que nous voulions faire. Nous prenons place dans la file d’attente et il y a de nombreuses voitures avant nous. 9h, le ferry arrive. Il embarque beaucoup de camions et peu de voitures. Il faut attendre le suivant. 9h30 même chose. Il est déjà tard et nous ne pourrons pas faire grand-chose car en supposant que nous puissions embarquer dans celui de 10h, nous ne serions à Iloilo qu’à 10h30, autant dire que nous ne pourrons pas aller à la banque, récupérer la machine à coudre de Marita, passer au magasin de matériaux et acheter le matelas tout en envisageant d’être au port à 14h au plus tard. Décision aussitôt prise : Rey-John nous déposera au ferry passagers et nous ne ferons un minimum de choses.
Arrivés à Iloilo nous prenons un taxi pour aller à la banque puis récupérer la machine à coudre de Marita qui vient d’être réparée puis nous allons voir Mari-O. Avant de repartir, nous l’invitons à déjeuner dans un restaurant Japonais puis elle nous conduit au port. Arrivés à Guimaras, Rey-John nous attend pour nous ramener à la maison.
Vendredi 12 décembre
Nous sommes en permanence sur le chantier. Il y a encore beaucoup de choses à faire et je ne pense pas que samedi tout soit fini. La date de notre départ avance à grands pas. Philippe souhaiterait ne pas avoir à superviser des travaux après notre départ. Il a déjà fort à faire avec les clients. Il a besoin de recruter au moins une ou deux personnes mais ce n’est pas évident de trouver sur place du personnel suffisamment qualifié.
Nous continuons à investir notre maison. Nous avons fait transporter notre table avec ses chaises.
Marita, qui a maintenant récupéré sa machine à coudre, commence à faire les rideaux et Rey-John pose les tringles.
La chambre d’amis commence a prendre tournure. Alan vient de nous livrer du tout venant afin d’aménager les abords,
Samedi 13 décembre
Comme tous les samedis, nous allons au marché. C’est la dernière fois avant notre départ prévu pour samedi 20. En rentrant du marché, nous découvrons beaucoup de personnes sur notre route qui est pratiquement toujours déserte.
C’est le barangay qui a mobilisé des volontaires pour nettoyer les bords de la route et couper la végétation qui dépasse.
Comme il reste encore beaucoup à faire avant de fermer le chantier, le contremaître a demandé des volontaires pour venir travailler demain dimanche. Toute la journée nous avons transporté nos affaires et, ce soir, nous avons décidé de dormir dans notre maison.
du 5 au 7 décembre
Vendredi 5 décembre
Nous déchargeons tout ce que nous avons acheté dans la journée afin de repartir avec une voiture vide. Nous commençons par aller prendre un petit déjeuner dans un salon de thé car nous n’avons pas fait de courses pour nos repas. Puis a 10h, nous sommes au centre commercial. Pendant que Philippe et moi achetons une partie du matériel électrique demandé par l’électricien, Marita va au salon de coiffure. Lorsqu’elle nous rejoint nous allons acheter une imprimante car la notre ne fonctionne plus. Puis, c’est le déjeuner au restaurant Mesa spécialisé dans la cuisine philippine traditionnelle.
Pendant le déjeuner Philippe contacte sa copine Loï et l’invite à dîner. Nous faisons une réservation au restaurant de Carlo. Carlo est le fils de Thérese qui est venu nous voir la semaine dernière. Il y a quelques années, à la fin de ses années d’école hôtelière, Carlo est venu faire son stage de fin d’étude chez Michel Gras à Laguiole puis était venu passer quelques jours chez nous à Lavérune.
Après déjeuner, nous continuons nos achats : nous avons besoin de portes et chambranles pour la chambre d’amis, de quelques éclairages et autres produits divers et variés.
A 18h nous sommes au restaurant où nous retrouvons Loï. Le restaurant de Carlo est un concept un peu particulier. Il est situé dans la demeure ancestrale de sa famille. C’est une de ces vieilles maisons construite pendant l’occupation espagnole et que, pour la plupart, se transforment en hôtels ou restaurants, ou centre artisanal. C’est le seul moyen pour pouvoir continuer à les entretenir car souvent elles ne sont plus occupées par leurs propriétaires qui leur préfère des habitations modernes, plus facile à entretenir, plus confortables et climatisées. La famille de Carlo l’a transformée en musée avec visites guidées. La maison donne sur la grande place de Jaro où se trouve aussi la cathédrale.
Nous commençons donc par la visite guidée des lieux par le grand escalier qui mène à l’étage.
Nous arrivons dans un grand salon où sont exposés de nombreux souvenirs pour la plupart à caractère religieux.
Maintenant c’est au tour de la salle à manger où la table est dressée : services en porcelaine de Chine, couverts en argent, etc
Dernière visite avant le dîner la chambre à coucher qui communique avec une chapelle où un prêtre venait régulièrement célébrer la messe.
Nous nous installons à notre table et un serveur vient prendre notre commande. Carlo qui vient d’apprendre que nous sommes là vient aussitôt nous voir. Il est suivi peu après par sa sœur Pinky. Les photos s’imposent, d’abord les jeunes de gauche à droite Carlo, Loï, Philippe et Pinky.
Puis on rajoute les deux moins jeunes.
Carlo n’a de cesse de commander d’autres plats pour nous faire découvrir ses spécialités. Les discussions vont bon train au point où nous en oublions l‘heure. Tout le monde est parti et les serveurs commencent à s’impatienter. Retour à Villa. Nous raccompagnons Loï qui habite à cinq minutes à pied de la maison de Villa.
Samedi 6 décembre
Dès 8h nous chargeons la voiture avec tous nos achats. Pour le moment, il reste juste assez de place pour Marita.
Nous allons prendre notre petit déjeuner dans un coffee-shop qui s’appelle Tea Leaves and Coffee Beans (pour les non anglicistes feuilles de thé et grains de café). Au menu, chocolat chaud et pain au chocolat pour Marita, gâteau au café et cappuccino pour Philippe et thé et pain au chocolat pour moi. Nous avons demandé à Rey-John de venir nous rejoindre et nous allons le récupérer au terminal des ferries passagers. C’est avec soulagement que je lui cède le volant. Je m’assoie à l’avant à côté de lui et Marita et Philippe doivent se serrer à l’arrière.
.
Nous passons à Eagle, une boutique tenue par des chinois et où l’on trouve tout le matériel électrique dont on a besoin à de très bons prix. Seul point noir, elle est dans la vieille ville et ils n’acceptent que des règlements en espèces. Puis nous allons dans une boutique spécialisée dans les fournitures pour pêcheurs et nous achetons 100m de filet afin de remplacer le filet de protection que nous avons installé sur la plage il y a deux ans et qui est maintenant, suite aux deux typhons, dans un état lamentable. Enfin dernière étape, le magasin de matériaux où nous récupérons les deux portes que nous avons achetées la veille.
Puis direction le port. Il est 11h, nous allons pouvoir rentrer à Bacjao pour déjeuner. Philippe appelle Juling pour lui demander de préparer le repas.
Aussitôt arrivés au port nous nous apercevons que nous ne sommes pas les seuls. Il y a une file interminable de voitures et des dizaines de motos. Pour la première fois on nous donne des numéros pour monter à bord. Nous avons le numéro 219. Les ferries ne prenant qu’une soixantaine de voitures. Nous savons que nous ne partirons pas avant le quatrième ferry, soit vers 13h.
C’était sans compter qu’il y avait de très nombreux et très gros camions qui occupent la place de quatre voitures et des véhicules prioritaires. Nous avons attendu des heures en plein soleil et le ventre vide. Rey-John nous a dit qu’il fallait laisser tourner le moteur afin de pouvoir avoir la climatisation et que si nous laissions les fenêtres de la voiture ouverte nous serions asphyxiés par les gaz d’échappement des autres véhicules. Nous avons donc participé à la pollution collective. Il est 17h lorsque le ferry sur lequel nous devons embarquer arrive. Nous sommes la dernière voiture à embarquer. Enfin l’attente est terminée. A ce moment, une grosse voiture noire arrive, probablement un homme politique. Il est prioritaire et prend notre place ; le ferry part sous notre nez et nos regards dépités. Il faut attendre le prochain dans 30 minutes. Nous arrivons à Guimaras à 18h30 après une attente sur le port de plus de six heures. Vivement le pont. Nous sommes tellement fatigués que nous n’allons même pas voir ce qui a été fait sur notre maison pendant ces trois jours.
Dimanche 7 décembre
Nous nous réveillons un peu tard après une bonne nuit de sommeil. Nous en avions bien besoin après nos péripéties de la veille. Avant le petit déjeuner, nous allons voir les travaux. Les travaux de la chambre d’amis ont bien avancé et les échafaudages ont été retirés, la fosse septique est terminée et les sols ont été coulés.
C’est la fête du barangay Bacjao et on entend la musique, du moins les basses. Il fait un peu chaud mais surtout humide. Le jardin est saturé d’eau et il va falloir beaucoup de jours avant que cette eau s’évapore. Aujourd’hui nous avons deux arrivées : un groupe de 7 filles qui ont réservé trois chambres et un monsieur seul. Nous sommes donc complets. En fin de soirée, la musique qui ne nous avait pas trop gêné dans la journée devient de plus en plus présente et couvre le bruit habituel du ressac.
Nous l’avons subie jusqu’au delà de minuit par contre elle n’a pas trop gêné les filles qui elles étaient à la fête et ne sont rentrées qu’à minuit obligeant Philippe a attendre leur retour.
du 30 novembre au 4 décembre
Dimanche 30 novembre
lorsque je me lève vers 6h Ruben, sa femme et son fils sont entrain de balayer les feuilles mortes et de nettoyer le jardin. Ils ont fait en moins de deux heures le travail que carlo et Juling font en trois ou quatre jours.
A 7h30 Juling sert le petit déjeuner puis Ruben et Tibay nous disent qu’ils veulent partir tôt car ils veulent rendre visite à Mari-O avant de rentrer à la ferme. Carlo les accompagnent au port avec le Tuktuk car Rey-John a apporté la voiture chez le garagiste pour quelques travaux de carrosserie Nous serons donc sans voiture jusqu’à mercredi.
Lundi 1er décembre
Hier c’était la fête du village de Tanag dont nous ne sommes séparés que par la petite rivière. Résultat, ce matin, nous n’avons que la moitié des ouvriers, les plus âgés, les autres ont fait la fête et ont probablement trop bu aussi ce matin ils sont fatigués. Le travail va être retardé.
Mardi 2 décembre
Ce matin, tout le monde est au travail. Bernie construit un échafaudage afin de commencer à crépir les murs.
Demelyn, aidé de Joël, commence à monter les murs de la fosse septique.
Joemel et Lito préparent le mortier.
Joshua remblaie le sol du patio afin qu’il soit au même niveau que la maison et, comme nous avons construit la maison à 90 cm du niveau du sol, il a fort à faire.
Romel construit les couvercles de regards.
La construction de la chambre d’amis et du garage avance. Je leur ai dit que c’était la dernière semaine de travail et qu’il fallait que tout soit fini. Mais il faut que je sois réaliste car je crois qu’il y a encore au moins une semaine ou deux de travail avant que tout soit fini. Les couvreurs ont presque terminé la toiture, c’est déjà ça. Il faut dire que nous n’avons pas été aidé par la météo : des pluies en abondance, deux typhons et une tempête tropicale. Pour me consoler je me dis que cela nous aura permis de vérifier la résistance de la construction.
Reggy, l’électricien, finit de poser les prises et les interrupteurs. Je lui ai dit que je tenais à ce que tout soit fini pour ce soir.
En fin d’après midi, tout est connecté sauf les prises de courant car il lui manque du matériel que je dois aller acheter à Iloilo. Nous pouvons enfin voir la maison éclairée.
Mercredi 3 décembre
La construction continue, il y a encore douze ouvriers et le contremaître. Nous nous sommes séparé des soudeurs puisque toute la toiture est finie.
Rey-John nous dit que la voiture sera prête ce soir et qu’il ira la chercher vers 17h.
Comme nous n’avons pas de clients avant dimanche, nous décidons d’aller passer trois jours à Iloilo afin de pouvoir faire nos achats sans avoir à se bousculer.
Jeudi 4 décembre
Nous quittons Bacjao vers 9h et, 30 minutes plus tard, nous sommes au port. C’est Rey-John qui conduit car j’ai de moins en moins envie de conduire dans Iloilo où la circulation devient de plus en plus difficile. Et comme le stationnement n’est pas toujours évident, Rey-John nous dépose là où nous devons aller puis il cherche une place de parking et vient nous rejoindre. Parfois il attend en double file. C’est souvent le cas devant la banque. Il y a déjà une longue file de voitures qui attendent d’embarquer. Comme nous ne voulons pas perdre trop de temps nous changeons de compagnie de navigation. Nous allons vers l’embarcadère de la Montenegro. Le ferry arrive au bout de dix minutes, nous embarquons. Arrivés à Iloilo, nous allons dans un magasin spécialisé dans les matelas, le linge de maison et les rideaux mais nous ne trouvons pas ce que nous voulons. De là nous allons à la banque puis au restaurant pour déjeuner. Pendant que nous sommes au restaurant Liit nous appelle pour nous dire qu’elle nous invite à dîner ce soir. Rendez-vous est pris chez elle à 18h.
Après déjeuner nous continuons nos achats. Nous devons aller acheter du tissus pour faire certains rideaux de notre maison. La boutique de tissus est tenue par des chinois et est situé dans la vieille ville. Heureusement que Rey-John est là car le parking est quasi impossible. Puis, toujours dans la vieille ville, nous allons acheter un four micro-onde car le notre nous a lâché.
Vers 17h nous accompagnons Rey-John au ferry passager car il doit rentrer chez lui. Sa femme travaille à Iloilo et ne rentre que les week-end. Sa mère s’occupe de son fils mais le soir il faut qu’il soit chez lui. Nous lui disons que demain c’est moi qui conduirait car nous allons passer pratiquement toute la journée au centre commercial où le stationnement est plus facile. Par contre, il faudra qu’il revienne samedi matin car, pour les achats de matériel électrique, il faudra retourner dans la vieille ville. Après l’avoir déposé nous allons chez Liit. Ce n’est pas trop d’une heure pour faire les 4 kilomètres qui nous séparent de chez elle compte tenu de la circulation à cette heure de la journée. C’est dans sa voiture que nous allons au restaurant. C’est sa belle sœur qui conduit. Au restaurant nous retrouvons sa sœur Grace et, une demi heure plus tard, Evelyne nous rejoint. Sur la photo jointe vous pouvez voir de gauche à droite Marylou, la belle sœur de Liit, Grace, sa sœur, Marita, Philippe, moi, Evelyne et Liit.
Après dîner, nous récupérons notre voiture que nous avons laissée chez Liit et nous allons à Villa passer la nuit.
du 25 au 29 novembre
Mardi 25 novembre
Une nouvelle tempête tropicale appelée Verbena nous a réveillés ce matin : des pluies diluviennes et un fort vent. Nous avons deux chambres occupées mais nos clients ont juste pu venir prendre leur petit déjeuner.
Aucun ouvrier n’est venu travailler car le contremaître leur a demandé de rester chez eux.
10h le vent semble s’être calmé mais il pleut toujours. Les excursions que nos clients devaient faire sont annulées. Il faut donc prévoir les repas de midi.
La piscine est de nouveau couverte de feuilles.
15h La tempête semble s’être calmée. Marita doit passer la nuit à Iloilo car demain matin elle doit prendre le premier vol pour Manille où elle doit assister à une réunion concernant l’héritage de la tante Olive. Carlo la conduit au port avec le tuktuk. Vers 16h Marita m’appelle pour me dire que la traversée s’est bien passée et qu’elle passe la nuit chez la cousine avec laquelle elle part demain matin.
Mercredi 26 novembre
Marita me contacte pour me dire qu’elle est à l’aéroport mais que son avion a deux heures et demi de retard. C’était bien la peine de se lever à 3h30.
7h30 Les ouvriers arrivent et reprennent le travail. Un magnifique soleil inonde la plage. La majorité des travaux se concentre sur la chambre d’amis et le garage. L’électricien est venu terminer de poser les dernières prises et les derniers interrupteurs ainsi que la plaque de cuisson. Oting a placé l’extracteur au dessus et a terminé de placer le lavabo, la douche et les WC dans la salle de bain de la petite chambre. A l’extérieur les peintres font les dernières retouches.
En fin de matinée, Marita envoie quelques photos de sa réunion avec las cousins et les avocats, réunion destinée à préparer l’audition de demain au tribunal.
Et, bien entendu, des ripailles qui ont suivi.
Ici, journée ordinaire avec en fin de journée la traditionnelle avance sur salaires aux ouvriers.
Jeudi 27 novembre
Il a plu dans la nuit mais ce matin c’est grand soleil. Les travaux avancent bien, le toit est prêt à recevoir sa couverture dont la livraison est annoncée pour samedi. Côté Lazy Tiki, nous sommes complets et nous avons dû ouvrir une quatrième chambre. Marita m’envoie un mot pour me dire que l’audience au tribunal est à 8h30.
Les ouvriers qui posent le carrelage sur la terrasse m’annoncent qu ils se sont trompés dans leurs calculs et qu’il manque 40 carreaux, c’est à dire 10 boites.
Demain j’irai avec Rey-John à Iloilo pour acheter ces carreaux, si j’en trouve, et nous en profiterons pour ramener Marita qui devrait rentrer à Iloilo ce soir tard.
18h30 Marita vient d’arriver à Iloilo. Elle va passer la nuit chez sa sœur car elle n’a pas envie de faire la traversée toute seule de nuit.
Vendredi 28 novembre
Avec Rey-John nous partons vers 8h30. Arrivés au port, il y a déjà un grand nombre de voitures et de camions qui attendent. Le ferry vient d’arriver, il débarque ses passagers et, à la surprise générale, il repart à vide. Nous devons patienter 45 minutes avant de voir arriver un nouveau bateau mais il n’arrive pas à embarquer tout le monde. Nouvelle attente. Au bout de 30 minutes un ferry arrive, nous embarquons. Nous arrivons à Iloilo à midi. Nous récupérons Marita, nous allons déjeuner au restaurant et nous allons faire nos courses. Un coup de chance je trouve les carreaux qu’il me faut. Nous faisons les courses alimentaires et nous essayons de rejoindre le port. Je dis nous essayons car il y a une circulation épouvantable. Il faut dire que c’est le début du week-end.
Arrivés au port nous comprenons tout de suite que nous n’allons pas embarquer immédiatement vu le nombre de véhicules qui attendent. Ce n’est qu’à l’arrivée du quatrième ferry que nous réussissons à embarquer, nous sommes dans les derniers et il y a encore beaucoup de monde derrière nous.
Samedi 29 novembre
Les ouvriers peuvent enfin terminer le carrelage de la terrasse. Ruben, notre fermier à la ferme de Marita à Bulak Sur, nous annonce qu’il vient nous voir dans la journée. Il est accompagné de son épouse Tibay et de son fils Rio. Ils arrivent vers 14h chargés de produits de la ferme : un sac de riz de 30kg, des légumes, un canard et un poulet. Comme nous avons été extrêmement occupés nous n’avons pas eu le temps d’aller faire un tour à la ferme, de plus les bungalows dans la propriété de Mari-O où nous résidons habituellement ont été très endommagés par les typhons et Mari-O n’a pas pu s’occuper de les faire réparer. Ils vont passer la soirée avec nous et ne repartirons que demain matin. Ca nous fait plaisir de voir Rio que nous ne voyons que rarement car il est officier de marine marchande et est très souvent en mer.
Philippe prépare le dîner avec juling pendant que nous leur faisons visiter les lieux. Ruben et Tibay étaient déjà venus il y a deux ans mais Rio, lui, n’était jamais venu.
Du 15 au 21 novembre
Samedi 15 au vendredi 21 novembre
Voilà une semaine que je n’ai rien écrit sur ce blog. Il faut dire qu’il ne s’est rien passé de particulier : nous avons passé la semaine à nettoyer tout ce que les deux typhons ont arraché et que la mer rejette sur les plages. Tout les jours ce sont des sacs de déchets plastique que nous ramassons, de brouettes de feuilles et d’algues que nous mettons dans les bacs à terreau, des brassées de morceaux de bois que les ouvriers emportent car, pour la plupart, ils cuisinent au bois.
Les travaux suivent leur cours entre les ondées. Le carrelage des terrasses est en cours et la charpente métallique est presque terminée. Il y a toujours des ouvriers qui travaillent mais ce sont soit des peintres qui la recouvre de peinture antirouille soit le soudeur qui teste chaque soudure ou rajoute des fers de sécurité. Il m’explique que c’est grâce à ce travail que nos toits ont résisté. Non loin de chez nous, le toit de la maison d’un allemand s’est envolé. Il avait refusé de souder les fermes aux fers des colonnes prétextant qu’en Allemagne il y a aussi beaucoup de vent et qu’on ne fait pas ce genre de travail.
Vendredi soir on commence à voir le bout. La plage a enfin retrouvé son aspect habituel mais pour combien de temps, nous n’avons plus Bunbun et il est très difficile de trouver quelqu’un pour faire un travail aussi frustrant.
Les travaux, eux aussi, tirent sur la fin du moins en ce qui concerne notre habitation. La terrasse est carrelée et j’ai prévenu tout le monde qu’à partir de dimanche matin je ne voulais plus voir un ouvrier à l’intérieur, d’ailleurs les portes seront fermées.
Samedi 22 novembre
C’est la « dead line » que j’ai donné aux ouvriers pour terminer tous les travaux intérieurs et nettoyer les lieux. Toutes les équipes sont là : les électriciens terminent de poser les dernières prises et appliques. Oting pose l’évier, la plaque de cuisson et les derniers appareils sanitaires.
Les peintres font les dernières retouches de peinture.
A l’extérieur, les maçons continuent de travailler à la construction de la chambre d’amis et du garage.
Il faut dire que je n’ai pas beaucoup de temps à leur consacrer car nous avons des amies qui vont arriver en fin de matinée pour déjeuner et que j’ai prévu au menu d’aujourd’hui un cassoulet façon Castelnaudary.
A 11h Evelyne, notre amie qui vit en Norvège, Therese, une amie d’enfance de Marita et sa fille Pinky. viennent d’arriver.
12H30 Déjeuner : en entrée, j’ai fait une salade méditerranéenne qu’Évelyne observe avec attention. Therese et Pinky semblent ravies.
Puis c’est le tour du cassoulet. Il y a deux ans, Evelyne nous avait rendu visite à Montpellier et, lors de la visite de Carcassonne, je lui avais fait découvrir le cassoulet. Comme je lui avais dit qu’ils y avait deux cassoulets rivaux, celui de Castelnaudary et celui de Toulouse, elle avait voulu goûter celui de Toulouse, ce qui fut chose faite quelques jours plus tard. Cette fois ci, elle a droit au cassoulet de Guimaras et c’est au tour de Therese de l’observer.
En dessert, nous avons dégusté un délicieux gâteau au chocolat apporté par Therese et que j’essaye de découper pendant que Pinky et Evelyne écoutent avec attention ce que Philippe leur explique.
C’est au moment où nos trois amies partent que David, notre menuisier, vient nous livrer le lit et l’armoire que nous lui avons commandés pour notre chambre.
L’armoire est en trois parties que David doit assembler sur place ainsi que les quatre tiroirs que nous avons fait aménager dans le sommier du lit.
David n’est pas venu seul, il a du monde pour l’aider : sa femme, son oncle, son père, ses trois enfants. Une fois tout installé, nous leur proposons de venir prendre un petit goûter. Il reste plus de la moitié du gâteau au chocolat, ça tombe bien. Mais avant, comme c’est la fin de semaine, il me faut procéder à la paye des ouvriers
La journée se termine, elle n’a pas été de tout repos.
Dimanche 23 novembre
Nous allons procéder à une visite en photos de notre maison. Dans quelques jours, lorsqu’elle sera complètement meublée et en partie décoré, j’essayerai de faire une petite vidéo.
Pour l’instant, voici la chambre: le lit et l’armoire qui joue aussi le rôle de séparation avec la partie toilette et dressing, sont les éléments meublant les pus importants. Bientôt j’y rajouterai mon bureau et celui de Marita.
Le coin dressing : les fils électriques que l’on peu apercevoir dans l’armoire à droite vont servir à l’éclairage des différents endroits et à la pose se prises de part et d’autre du lit pour les lampes de chevet.
Nous passons maintenant au séjour pas encore meublé avec son coin cuisine. Au fond à droite la porte donnant sur notre chambre, à gauche la porte fenêtre côté mer et à droite la porte fenêtre qui s’ouvre sur le patio et qui sera aussi l’entrée principale de la maison.
L’arrière cuisine sera équipée de meubles de rangement que Rey-John est entrain d’assembler. Ce n’est pas du IKEA mais ça y ressemble.
Enfin, la petite chambre pour une éventuelle infirmière à domicile et qui, en attendant, sera l’atelier de peinture de Marita.
du 11 au 14 novembre
Mardi 11 novembre
Les ouvriers arrivent à 7h30 suivis de l’équipe de Solana ,l’entreprise qui nous a installé le solaire. Ils viennent pour installer la batterie supplémentaire et raccorder notre maison.
Petite tournée matinale d’inspection. Nous commençons par la plage : la navigation des ferries a repris, on les voit croiser au large. Le port de Dumangas n’est pas très loin, il nous protège bien mais il est la source d’une grosse partie des déchets que nous recevons sur notre plage.
La plage aussi s’améliore mais ce n’est pas encore ça. Et pourtant, les deux personnes que nous avons engagées pour ce travail n’arrêtent pas de balayer et transporter les déchets.
La piscine a enfin retrouvé sa couleur et la limpidité de l’eau.
La construction de la maison arrive dans les derniers travaux de finition : dans notre chambre tout a été débarrassé et c’est maintenant le moment de faire les joints des carreaux.
En fin de journée, les ouvriers de Solana ont à peine fini de tirer la ligne, il faudra qu’ils reviennent demain. Nos nouveaux clients arrivent en fin de journée. On commençait à se demander s’ils allez venir. Ce sont deux jeunes philippins qui vivent à Oslo et qui sont en vacance .
Mercredi 12 novembre
Les journées se suivent et se ressemblent. Voilà cinq mois que nous sommes ici et nous n’avons pas pu une seule fois aller au cinéma. Nous n’avons même pas passé une seule fois à Villa. Il faut dire que entre les travaux de construction, les typhons et le reste nous avons été très occupés. Seul point de satisfaction, nous verrons notre maison terminée avant de rentrer en France. Notre chambre est pratiquement terminée. Il reste encore à poser les portes coulissantes des WC, de la douche et de communication avec le séjour. C’est David, notre menuisier, qui va s’en charger lorsqu’il apportera l’armoire et le lit. Il faudra aussi qu’il nous fabrique un petit meuble autour de lavabo afin de ranger le matériel de toilette.
La douche et les WC sont installés. Il reste bien quelques petits accessoires que nous n’avons pas encore achetés.
jeudi 13 novembre
Cinq ouvriers s’activent dans le séjour : peinture, carrelage et plan de travail. Ce n’est pas toujours évident.
Vendredi 14 novembre
La pluie est revenue, il a plu une bonne partie de la nuit et ce matin nous avons encore droit à quelques averses qui n’arrangent pas les ouvriers qui posent et soudent la charpente métallique, Le couvreur est venu ce matin prendre les mesures de la toiture qu’il devrait poser la semaine prochaine.
Bien qu’il ne fasse pas beau, l’horizon est très dégagé et on voit bien la côte qui nous fait face avec ses collines qui nous font un peu écran en cas de grand vent. C’est notre protection lorsqu’un typhon arrive.
du 7 au 10 novembre
Vendredi 7 novembre
Les clients qui devaient arriver aujourd’hui ont annulé leur réservation. Il faut dire que le temps n’est pas très encourageant. Un nouveau typhon est annoncé. En principe nous devrions être épargné mais pas le nord de Panay où se trouve la ferme de Marita et nous aurons bien sûr quelques retombées sous forme de grosses pluies.
Les ouvriers, bien qu’en nombre réduit, continuent de travailler. Ce sont pratiquement tous ceux qui travaillent en intérieur. Le carrelage avance ainsi que les peintures intérieures. Seul point extérieur où l’on peut travailler c’est entre le mur pare-feux et la maison. Comme la toiture de la maison touche le mur pare-feux, nous avons demandé à ce qu’un faux plafond soit installé et nous allons carreler le sol. Ce sera un excellent endroit pour ranger le matériel de jardinage.
Le courant électrique est toujours coupé, nous entamons le troisième jour. Je ne sais pas comment font ceux qui n’ont pas, comme nous, la chance d’avoir une installation solaire. Juling est toujours malade et Carlo vient de nous dire qu’il rentrait se coucher car il ne se sent pas bien. Voilà, nous n’avons plus de personnel du tout.
Samedi 8 novembre
Toujours personne pour nous aider. Heureusement que nous n’avons pas de clients. Les ouvriers sont presque au complet ce matin. Les deux personnes que nous avons embauchées pour s’occuper de la plage travaillent bien. Ils ont réussi en moins d’une demi journée de redresser les bambous et de réinstaller le filet. C’était indispensable avant de faire un nettoyage complet de la plage. Ils essayent de finir la restauration du filet avant la marée haute.
Un nouveau typhon arrive sur les Philippines. Il s’agit du typhon Uwan qui vient d’être classifié super typhon tout comme Tino qui nous a touché en début de semaine. Mais selon les prévisions nous ne devrions pas être affecté dans notre région Cela ne nous empêchera pas d’avoir un sale temps et des pluies assez conséquentes.
Dimanche 9 novembre
Il a plu une grosse partie de la nuit. Ce matin le ciel est très couvert. Personne ne travaille. Carlo et Juling sont malades, Ray-John se débat avec les formalités des funérailles de son père, il n’a pas encore obtenu le certificat de décès. Et Bunbun est toujours à Iloilo.
Comme j’ai la matinée entièrement libre et que je ne serai pas dérangé, j’ai décidé de faire un couscous pour midi. Je passe donc une bonne partie de la matinée dans la cuisine.
L’endroit où nous sommes est très sûr car protégé par la côte de Panay et l’île de Négros et c’est pourquoi depuis ce matin de nombreux navires sont venus se réfugier ici. Sur la photo prise de notre plage on voit bien la côte opposée. C’est le port de Dumangas. Pour l’instant il y a une éclaircie et le ciel s’est soudain dégagé, la mer est calme. Allons nous enfin être débarrassés de ces typhons à répétition ? Le courant électrique est revenu. Allons nous retrouver une situation normale ?
Lundi 10 novembre
Il n’a pratiquement pas plu dans la nuit. Ce matin le ciel est dégagé. Carlo a repris le travail. Juling est toujours malade mais d’après Carlo elle va mieux et espère reprendre demain. Ray-John court encore après les documents pour son père, il est passé pour nous faire signer un document indiquant qu’il est bien salarié chez nous.
7h30 tous les ouvriers sont présents ce matin ainsi que les deux personnes que nous avons embauchées pour nettoyer la plage.
Maintenant que le filet côté mangrove a été replacé c’est le tour de celui du côté opposé. Il faut profiter de la marée basse pour faire ce travail.
Les navires sont toujours au mouillage, les autorités portuaires n’ont toujours pas autorisé la reprise du trafique maritime.
Par contre chez nous les travaux ont repris : deux ouvriers soude les fermes métalliques.,
Reggy, l’électricien, installe le tableau électrique car les techniciens du solaire viennent demain raccorder la maison à l’installation solaire.
Le carrelage de notre chambre étant terminé,
les carreleurs ont entrepris le carrelage de la douche et des toilettes.
En fin de journée la plage redevient accessible et c’est heureux car demain nous avons une arrivée.
5 et 6 novembre
Mercredi 5 novembre
C’est le jour d’après, c’est le jour des constats. Commençons par la plage, c’est elle qui a le plus souffert : elle est méconnaissable. Ce qui m’a frappé en arrivant c’est la disparition du fishtrap, cette installation en bambous que j’ai toujours vue depuis notre arrivée à Guimaras
Il a complètement disparu ; seuls quelques restes de bambous nous rappelle sa présence. C’est de là que vient le poisson que le pêcheur nous apporte le matin.
La maison du pêcheur sur l’autre rive de la rivière est bien endommagée aussi.
La plage dont nous étions si fier, grâce au travail incessant de Bunbun
ne ressemble plus à rien, elle est jonchée de bois, de feuilles et de toutes sortes de déchets.
Il faut dire que le filet de protection ayant été arraché c’est la porte ouverte à tout ce qui nous vient de la mer.
La mangrove non plus n’a pas été épargnée, tous les jeunes plants de palétuvier que nous avions replantés il y a deux ou trois ans ont disparus ou ont été étêtés.
Les bambous qui étaient immergés à marée haute afin d’être salés et ne plus être la proie de termites ou autres insectes sont disséminés un peu partout et beaucoup ont disparu.
Les vagues ne nous ont pas rapporté que des déchets végétaux !!! des bouteilles en plastique, des tongs, des boites de plastique, etc. sont associés à des monticules de feuilles broyées.
Le jardin a lui aussi souffert : branches cassées, papayers et bananiers couchés.
Les bâtiments qui sont construits aux normes sismiques ont résisté sans aucun dommages, seules les façades ont été recouvertes de feuilles hachées que l’on va facilement nettoyer.
Mais il faut relativiser quand on voit ce qui s’est passé sur l’île de Cebu : torrents d’eau dans les rues, voitures emportées et 20 personnes décédées et une cinquantaine dont on n’a aucune nouvelles. A Palawan et surtout à El Nido, endroit très fréquenté par les touristes, la situation est catastrophique : non seulement une grande partie des hébergements touristiques a été détruite mais aussi les bancas qui servaient aux excursions en mer.
Sur les dix sept ouvriers qui travaillent sur le chantier, seuls huit d’entre eux sont venus travailler ce matin. Certains sont occupés à réparer leur habitation ou celles de proches. La matinée est consacrée au nettoyage du chantier, et de la toiture ainsi que de la façade de notre maison. Il faut couper les branches d’arbre cassées qui sont tombées sur les poutrelles et le toit, En fin de matinée le chef de chantier nous dit qu’il n’y a aucun dégât et ils commencent le carrelage de notre chambre.
En fin de journée les travaux sont bien avancés.
Marita voulait aller à Iloilo voir sa sœur mais le trafic des ferries est encore très perturbé, comme nous avons aussi des choses à acheter nous décidons d’y aller demain avec la voiture.
Pour l’heure c’est le nettoyage : la piscine est pleine de feuilles hachées, il faut les retirer à l’épuisette car, si on met les pompes et les filtres en route, tout risque de se boucher. Carlo et Philippe s’attellent à cette tâche.
Nous avons engagé deux personnes pour nettoyer la plage, ils vont en avoir pour plusieurs jours.
Petit à petit la plage commence à prendre un air un peu plus civilisé mais ce n’est pas demain qu’elle retrouvera son aspect d’avant le typhon.
Jeudi 6 novembre
Cela va faire deux jours consécutifs que nous n’avons plus d’électricité. Heureusement que nous avons l’installation solaire mais ce n’est pas avec le peu de soleil de ces derniers jours que nous pouvons assurer toute la demande pour faire fonctionner les appareils électroménagers, les outils électriques du chantier et les climatiseurs. Dans la journée l’éclairage permet de recharger la batterie à 80 % mais la nuit si nous voulons pouvoir une autonomie suffisante pour l’éclairage et les appareils électroménagers il faut faire quelques restrictions. Nous nous passons de climatisation. Heureusement qu’il ne fait pas très chaud et que nous n’avons pas de clients, nous rechargeons les téléphones et ordinateurs pendant la journée et nous les débranchons la nuit.
Philippe, qui devait venir avec nous à Iloilo, décide de rester pour superviser les travaux de nettoyage. C’est Ray-John qui nous conduit. Départ à 9h, lorsque nous arrivons au port le ferry est sur le point de partir, il reste une place à bord, nous embarquons aussitôt.
Arrivé à Iloilo nous allons au magasin de constructions et bricolage Citti-Hardware. Nous achetons deux plaques de granit de 140 x60 pour le plan de travail de la cuisine, une table de cuisson à gaz deux feux et une hotte aspirante. Puis nous accompagnons Marita chez sa sœur et avec Ray-John nous allons au centre commercial SM Ctiy pour continuer nos achats : prises électriques et interrupteurs ainsi qu’une douche pour la salle de bain de la petite chambre. Il est déjà midi. Ray-John et moi allons déjeuner dans un des restaurants du centre commercial. Après déjeuner il ne faut pas oublier les achats de produits alimentaires que nous ne trouvons pas à Guimaras comme les fromages, le beurre, certaines conserves et le pain de campagne. Pour cela nous devons aller dans deux magasins différents, passage à la banque pour retirer de l’argent pour payer les ouvriers et nous allons récupérer Marita avant d’aller au port. Nous avons fait tout cela assez rapidement. Nous allons pouvoir rentrer tôt. A 16h30 nous sommes au port et nous sommes surpris par toutes les voitures et camions qui attendent le ferry. Au bout de trente minutes deux ferries arrivent mais il y a tant de monde que nous ne pouvons pas embarquer. Les ferries partent et une longue attente commence. Il est 18h30 et il n’y a toujours pas de bateaux en vue. Derrière nous les voitures s’accumulent. Les gens patients attendent hors des voitures sur le quai. Au premier plan à droite sur la photo notre voiture avec les deux plaques de granit qui dépassent.
19h au soulagement de tous un ferry est en approche. Comme nous sommes dans les premiers nous avons de bonne chance d’embarquer mais un grand nombre de ceux qui sont derrière nous risquent de ne pas avoir la même chance.
Ouf ! nous voici à bord. Il est 19h30 lorsque le ferry largue les amarres. Il fait nuit noire et un orage éclate.
Nous faisons la traversée et le chemin de retour chez nous sous une pluie battante. La voiture est chargée, Ray-John conduit lentement et très prudemment. On ne voit pas grand-chose.
21h nous venons d’arriver sains et saufs. Il ne reste plus qu’à aller nous coucher.
Mardi 4 novembre
Mardi 4 novembre
La nuit s’est bien passée, quelques pluies mais pas de vent. 7H nous préparons la table pour le petit déjeuner dans le restaurant. Vers 7h30 des rafales de vent commencent à se faire sentir et de plus en plus fort au point où nous décidons de rapatrier le petit déjeuner dans notre bungalow. Philippe lui préfère rester chez lui car sa chatte veut absolument sortir et il a peur qu’elle se fasse emporter par le vent. La météo nous signale que Guimaras est passé en signal 4 sur une échelle de 5. La mer est houleuse mais sans plus. Par contre nous sommes bien sur une île, plus de ferries avec les autres îles, nous sommes livrés à nous même. Cette situation va probablement durer jusqu’à demain matin.
Grace à notre antenne satellite nous avons toujours un accès à internet mais l’antenne va-t-elle résister ? Depuis 3h30 ce matin Guimaras est privé d‘électricité, heureusement que nous avons le solaire. Maintenant à 10h30 notre batterie est encore à 72 %. Nous devrions pouvoir tenir le coup jusqu’au rétablissement du courant ou jusqu’au retour du soleil.
Le vent a encore forci, les rideaux en bambou qui nous protégeaient de la pluie viennent de tomber.
Un morceau de la toiture vient de se détacher et de tomber à côté de nous.
Je viens d’aller voir l’état de la plage et de notre maison : la plage est un vrai désastre et il va falloir plusieurs jours pour la nettoyer.
Sur cette photo on voit nettement que les vagues sont passées par dessus le remblai de sable que nous avions aménagé. Cela n’était jamais arrivé même durant les plus grandes marées.
Un des arbres du patio s’est cassé les branches se sont écartelée et sont tombées sur les poutrelles qui vont recevoir le toit de la chambre d’amis. Heureusement que le toit n’était pas encore construit.
Cette photo prise au zoom depuis la fenêtre du restaurant montre l’état de la mer. C(est la première fois que je vois d’aussi grosses vagues sur notre plage. La petite vidéo prise par Philippe de son balcon https://youtu.be/DvE5-dcd128 montre que les vagues se sont approchées de notre maison mais n’ont pas atteint notre terrasse et c’est rassurant.
Et voici celle que j’ai faite depuis la fenêtre du restaurant https://youtu.be/hyq9qgOtmpY
La force du vent était telle que la façade de notre maison est recouverte de débris d’algues qui ont été projetées.
Le jardin a lui aussi souffert il va falloir plusieurs jours à Marita pour le remettre en état.
11h30 le vent semble se calmer un peu, peut être que le pire est passé. Le typhon passe maintenant sur Iloilo. Nous venons de repasser en signal 1. Ouf
Il est 13h pour notre repas de midi ce sera un plat que nous avions congelé et que je suis en train de décongeler à la cocote vu qu’il nous faut ménager notre batterie solaire :coq au vin.
du 1er au 3 novembre
Samedi 1er novembre
Comme d’habitude nous allons au marché vers 6h. Juling nous a demandé d’acheter du riz. En France c’est facile il n’y a que trois ou quatre variétés mais ici lorsque nous nous trouvons en face de tous les sacs de riz nous sommes un peu perturbés, nous optons pour le riz de Guimaras.
A 7h30 arrivée des ouvriers signature du registre du personnel.
Dimanche 2 novembre
Ce matin Carlo et Juling sont allés au marche de Jordan et ils nous ont ramené de belles gambas et des algues que l’on appelle spiruline ou grappes de la mer.
Puis il a conduit Marita au port, elle va passer la journée avec sa sœur à l’hôpital. Comme nous sommes dimanche il n’y a pas d’ouvrier, il fait beau c’est le grand calme En cherchant sur internet nous avons trouvé une recette d’un grand chef pour préparer une salade à base de spiruline et voilà le résultat
Vers 15h30 Marita m’envoie un message sa sœur va mieux elle est toujours sous antibiotiques mais elle pourra rentrer chez elle demain. Elle a retrouvé le sourire.
Lundi 3 novembre
Dans la nuit vers 3h du matin nous avons ressenti une petite secousse sismique suite à un tremblement de terre de 5.5 sur le sud de l’île de Négros. Pour ma part ça ne m ‘a pas réveillé.
Ce matin nous devions aller à Iloilo faire des achats et on nous signale que nous sommes en signal 1 car la tempête tropicale Kalmaegi, connue localement sous le nom de typhon Tino arrive droit sur nous. La capacité des ferries a été réduite. Ray-John nous déconseille d’aller à Iloilo : d’une part nous risquons d’avoir beaucoup d’attente au ferry et nous risquons surtout de ne pas pouvoir rentrer ce soir.
En posant les carreaux sur le mur de la salle de bain nous constatons que le boîtier de commande de la douche n’a pas été bien placé il faut casser le ciment et le remettre correctement. Heureusement que nous passons sur le chantier cinq ou six fois par jour si non il aurait fallu casser tout le carrelage.
Le ciel s'est obscurci, tout semble silencieux est-ce que l'on appelle le calme avant la tempête? La météo vient de nous dire que nous sommes passés en signal 2 et que l'on attend des vents à 200km/h. On verra.
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_04e65b_la-fosse-septique.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_d17a20_evacuartion-wc-notre-chambre.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_157b72_porche-d-entree-vu-du-patio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_26b0a7_le-patio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_ba83a9_plage-vue-de-la-terrasse.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_351d38_debut-demenagement.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_f27ad5_lebfrere-de-david.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_267762_david-aiguise-la-scie.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_28a8c4_restaurant-japonais-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_b77ce9_restaurant-japonais-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_343fe2_le-sejour.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_d44dec_cuisine.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_1e7fb3_marita-fait-les-rideaux.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_da6cb8_rey-john-place-les-tringles-a-rideaux.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_960ee5_la-chambre.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_110e19_la-chambre-d-amis.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_fb6030_barangay-nettoir-la-route.jpg)
/image%2F7052222%2F20251213%2Fob_a2a548_barangay-nettoie-la-route-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_126ada_dejeuner-a-mesa.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_053783_place-de-jaro-et-cathedrale-vues-du-r.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_279be2_l-escalier.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_a8e157_le-salon.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_d1c5c6_les-souvenirs.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_03e0c4_salle-a-manger.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_0d0060_la-chambre.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_218a1f_carlo-deborde-d-affection.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_5ee373_les-jeunes.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_a7223b_dejeuner-au-restaurant-de-carlo-photo.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_fa8436_dejeuner-au-restaurant-de-carlo.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_e59377_chargement-de-la-voiture.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_baff7e_petit-dejeuner-a-tea-leaves-and-coff.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_40cf57_chargement-de-la-voiture-a-citihardwa.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_3ec8d2_on-attend-le-roro-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_3cc53d_on-attend-le-roro-3.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_ab69cf_on-attend-le-roro-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_00e1f1_le-roro-part-sous-notre-nez.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_38a56f_le-roro-est-parti.jpg)
/image%2F7052222%2F20251208%2Fob_b7a668_chambrevd-amis.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_dfd2af_ruben-et-rio-nettoient-le-jardin.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_cbc47e_ruben-nettoie-le-jardin.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_e6799c_ruben-tibay-etrio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_745fcb_tibay-et-rio-nettoient-le-jardin.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_d6ac81_rio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_f61678_petit-dejeuner-ruben-tibay-et-rio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_878422_bernie-construit-l-echaffaudage-pour.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_58baaf_demelyn-monte-les-murs-de-la-fosse-sep.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_054693_joel-monte-les-paroies-de-la-fosse-sep.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_e3992d_joemel-et-lito-preparent-le-mortier.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_508d64_joshua-rezmb-laie-le-patio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_9b837b_romel-construit-les-couvercles-des-reg.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_58800e_construction-dela-chambre-d-amis.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_bf582c_pose-du-toit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_cec838_l-electricien-pose-les-prises.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_a03572_maison-eclairee.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_7a8ba1_maison-nuit-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_eced07_diner-avec-liit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251207%2Fob_ed06f8_lucien-et-evelyne.jpg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_8aaed0_reunion-chez-l-avocat.jpg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_49beed_reunion-chez-l-avocat-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_f9c8fe_repas-au-restaurant.jpg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_ccf660_embarquement-sur-le-ferry.jpg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_a97ba1_avant-diner.jpeg)
/image%2F7052222%2F20251130%2Fob_07146c_rio-aide-philippe-a-dresser-la-table.jpeg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_efc8b4_carrelage-de-la-terrasse-cote-mer.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_94daa6_carrelage-terrasse-cote-patio.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_6f55e6_toiture.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_d4d615_plzge-nettoyee-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_ed6863_plzge-nettoyee-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_90d953_terrasse-carrelee.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_817776_oting-installe-le-lavabo.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_613b0d_retouches-peinture-sejour.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_99d4f7_retouches-peinture-sejour-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_ae1a68_chantier-chambre-d-amis.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_25b770_entree.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_ea222b_evelyne-et-la-salade-mediterraneenne.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_ac6400_therese-et-pinki-entree.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_52c421_therese-et-le-cassoulet.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_d3a1c7_decoupe-du-gateau.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_a126ce_arrivee-du-camion.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_a79f20_lle-sommier-du-lit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_def08c_ajustement-des-tiroirs.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_01bf44_ajustement-des-tiroirs-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_5c2035_merienda-avec-le-menuisier-et-sa-fami.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_8dad4e_20251123-114334.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_eafad1_cambrevue-du-lit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_6d3da3_le-lit-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_96f5a7_le-lit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_9ea267_chambre-et-dressing.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_84d1cd_le-dressing.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_acc07b_l-armoire.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_24f02e_le-sejour.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_5af07d_le-coin-cuisine.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_27b764_le-meuble-se-l-arriere-cuisine.jpg)
/image%2F7052222%2F20251123%2Fob_c176a5_la-petite-chambre.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_a2610f_solana.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_e3a47f_traffic-des-ferries-a-repris-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_2036a4_traffic-des-ferries-a-repris.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_367c1b_la-plage-ce-n-est-pas-encore-ca.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_f7c69b_nettoyage-plage.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_50a221_la-piscine.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_8c51c3_jointage-des-carreaux-de-la-chambre.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_a14d43_coin-dressing-et-toilette.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_9f7324_installation-du-lavabo.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_089ef0_douche.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_c077c8_toilettes.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_48a233_ouvriers-au-travail-dans-le-sejour.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_3ea9f9_ouvriers-au-travail-dans-le-sejour-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_14bc7b_la-charpente-metallique.jpg)
/image%2F7052222%2F20251114%2Fob_9b9f7e_la-cote-qui-nous-protege.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_b935f0_faux-plafond-dans-espace-mur-parefeux.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_66dea5_filet-cote-mangrove-reinstalle.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_ce7b08_typhoon-uwan-5am-11-8-2025-2025-11-08.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_e61dfa_navire-a-l-abri.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_3e5517_20251110-092332.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_cda57c_les-navirres-sont-venus-se-mettre-a-l.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_c85f75_soudure-des-fermes-aux-fers-des-poteau.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_a12ef1_regy-installe-te-tableau-electrique.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_ca9836_sol-de-notre-chambre-carrele-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_57ddd0_debut-carrelage-douche.jpg)
/image%2F7052222%2F20251110%2Fob_639026_plage-en-partie-nettoyee.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_f1c338_fishtrap.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_e9b769_le-fishtrap.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_6a9f98_le-fishtrap-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_23ef1f_maison-du-pecheur-sur-l-autre-berge-d.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_ea6102_la-plage-avant.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_d5cc3e_plage-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_9be57c_plage-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_9add09_plage-3.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_08847e_plage-4.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_d6f633_plage-5.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_b1c470_filet-arrache-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_d16c83_filet-arrache.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_0f366c_la-mangrove.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_9af889_bambous-vrejetes.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_667cde_les-bambous.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_7e3034_pas-que-des-branchages.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_c728c5_monticules-de-feuilles-set-autres-dec.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_1bc45a_arbres-casses-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_22a1ba_arbres-casses.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_01747d_cebu.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_b93d0d_pose-du-carrelage-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_f48fc2_pose-du-carrelage-2.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_8c20a9_pose-du-carrelage-3.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_4e8a45_pose-du-carrelage-4.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_453f4b_philippe-et-carlo-nettoient-la-piscine.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_45f9cb_2-personnes-nettoient-la-plage.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_557fdc_le-sable-refait-surface.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_2424ee_attente-du-ferry.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_b3f622_arrivee-du-ferry.jpg)
/image%2F7052222%2F20251107%2Fob_4905d1_ferry-a-quai.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_9e5c20_passage-en-signal-4.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_fe3442_rideaux-tombes.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_d9ec6c_partie-du-toit.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_052edf_plage-dev-ant-terrasse.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_a327c8_plage-devant-maison.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_406d47_les-vagues-sont-passees-par-dessus.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_53a291_arbre-casse.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_b8f576_la-mer-vue-du-restaurant.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_bbc5c7_facade-maison.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_842423_pots-de-plantes-renverses.jpg)
/image%2F7052222%2F20251104%2Fob_551468_signal-1.jpg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_172299_les-riz.jpeg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_7a31b7_spiruline.jpg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_af3e26_salade-de-spiruline.jpg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_b132e8_mari-o.jpeg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_56cd0b_trajectoire-du-typhon.jpg)
/image%2F7052222%2F20251103%2Fob_fd3e87_boitier-douche.jpeg)