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5 et 6 novembre

7 Novembre 2025

Mercredi 5 novembre

C’est le jour d’après, c’est le jour des constats. Commençons par la plage, c’est elle qui a le plus souffert : elle est méconnaissable. Ce qui m’a frappé en arrivant c’est la disparition du fishtrap, cette installation en bambous que j’ai toujours vue depuis notre arrivée à Guimaras

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5 et 6 novembre

Il a complètement disparu ; seuls quelques restes de bambous nous rappelle sa présence. C’est de là que vient le poisson que le pêcheur nous apporte le matin.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
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La maison du pêcheur sur l’autre rive de la rivière est bien endommagée aussi.

5 et 6 novembre

La plage dont nous étions si fier, grâce au travail incessant de Bunbun

5 et 6 novembre
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ne ressemble plus à rien, elle est jonchée de bois, de feuilles et de toutes sortes de déchets.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

Il faut dire que le filet de protection ayant été arraché c’est la porte ouverte à tout ce qui nous vient de la mer.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

La mangrove non plus n’a pas été épargnée, tous les jeunes plants de palétuvier que nous avions replantés il y a deux ou trois ans ont disparus ou ont été étêtés.

5 et 6 novembre

Les bambous qui étaient immergés à marée haute afin d’être salés et ne plus être la proie de termites ou autres insectes sont disséminés un peu partout et beaucoup ont disparu.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

Les vagues ne nous ont pas rapporté que des déchets végétaux !!! des bouteilles en plastique, des tongs, des boites de plastique, etc. sont associés à des monticules de feuilles broyées.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

Le jardin a lui aussi souffert : branches cassées, papayers et bananiers couchés.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

Les bâtiments qui sont construits aux normes sismiques ont résisté sans aucun dommages, seules les façades ont été recouvertes de feuilles hachées que l’on va facilement nettoyer.

Mais il faut relativiser quand on voit ce qui s’est passé sur l’île de Cebu : torrents d’eau dans les rues, voitures emportées et 20 personnes décédées et une cinquantaine dont on n’a aucune nouvelles. A Palawan et surtout à El Nido, endroit très fréquenté par les touristes, la situation est catastrophique : non seulement une grande partie des hébergements touristiques a été détruite mais aussi les bancas qui servaient aux excursions en mer.

5 et 6 novembre

Sur les dix sept ouvriers qui travaillent sur le chantier, seuls huit d’entre eux sont venus travailler ce matin. Certains sont occupés à réparer leur habitation ou celles de proches. La matinée est consacrée au nettoyage du chantier, et de la toiture ainsi que de la façade de notre maison. Il faut couper les branches d’arbre cassées qui sont tombées sur les poutrelles et le toit, En fin de matinée le chef de chantier nous dit qu’il n’y a aucun dégât et ils commencent le carrelage de notre chambre.

En fin de journée les travaux sont bien avancés.

5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
5 et 6 novembre
5 et 6 novembre

Marita voulait aller à Iloilo voir sa sœur mais le trafic des ferries est encore très perturbé, comme nous avons aussi des choses à acheter nous décidons d’y aller demain avec la voiture.

Pour l’heure c’est le nettoyage : la piscine est pleine de feuilles hachées, il faut les retirer à l’épuisette car, si on met les pompes et les filtres en route, tout risque de se boucher. Carlo et Philippe s’attellent à cette tâche.

5 et 6 novembre

Nous avons engagé deux personnes pour nettoyer la plage, ils vont en avoir pour plusieurs jours.

 

5 et 6 novembre

Petit à petit la plage commence à prendre un air un peu plus civilisé mais ce n’est pas demain qu’elle retrouvera son aspect d’avant le typhon.

5 et 6 novembre

Jeudi 6 novembre

Cela va faire deux jours consécutifs que nous n’avons plus d’électricité. Heureusement que nous avons l’installation solaire mais ce n’est pas avec le peu de soleil de ces derniers jours que nous pouvons assurer toute la demande pour faire fonctionner les appareils électroménagers, les outils électriques du chantier et les climatiseurs. Dans la journée l’éclairage permet de recharger la batterie à 80 % mais la nuit si nous voulons pouvoir une autonomie suffisante pour l’éclairage et les appareils électroménagers il faut faire quelques restrictions. Nous nous passons de climatisation. Heureusement qu’il ne fait pas très chaud et que nous n’avons pas de clients, nous rechargeons les téléphones et ordinateurs pendant la journée et nous les débranchons la nuit.

Philippe, qui devait venir avec nous à Iloilo, décide de rester pour superviser les travaux de nettoyage. C’est Ray-John qui nous conduit. Départ à 9h, lorsque nous arrivons au port le ferry est sur le point de partir, il reste une place à bord, nous embarquons aussitôt.

Arrivé à Iloilo nous allons au magasin de constructions et bricolage Citti-Hardware. Nous achetons deux plaques de granit de 140 x60 pour le plan de travail de la cuisine, une table de cuisson à gaz deux feux et une hotte aspirante. Puis nous accompagnons Marita chez sa sœur et avec Ray-John nous allons au centre commercial SM Ctiy pour continuer nos achats : prises électriques et interrupteurs ainsi qu’une douche pour la salle de bain de la petite chambre. Il est déjà midi. Ray-John et moi allons déjeuner dans un des restaurants du centre commercial. Après déjeuner il ne faut pas oublier les achats de produits alimentaires que nous ne trouvons pas à Guimaras comme les fromages, le beurre, certaines conserves et le pain de campagne. Pour cela nous devons aller dans deux magasins différents, passage à la banque pour retirer de l’argent pour payer les ouvriers et nous allons récupérer Marita avant d’aller au port. Nous avons fait tout cela assez rapidement. Nous allons pouvoir rentrer tôt. A 16h30 nous sommes au port et nous sommes surpris par toutes les voitures et camions qui attendent le ferry. Au bout de trente minutes deux ferries arrivent mais il y a tant de monde que nous ne pouvons pas embarquer. Les ferries partent et une longue attente commence. Il est 18h30 et il n’y a toujours pas de bateaux en vue. Derrière nous les voitures s’accumulent. Les gens patients attendent hors des voitures sur le quai. Au premier plan à droite sur la photo notre voiture avec les deux plaques de granit qui dépassent.

5 et 6 novembre

19h au soulagement de tous un ferry est en approche. Comme nous sommes dans les premiers nous avons de bonne chance d’embarquer mais un grand nombre de ceux qui sont derrière nous risquent de ne pas avoir la même chance.

5 et 6 novembre

Ouf ! nous voici à bord. Il est 19h30 lorsque le ferry largue les amarres. Il fait nuit noire et un orage éclate.

5 et 6 novembre

Nous faisons la traversée et le chemin de retour chez nous sous une pluie battante. La voiture est chargée, Ray-John conduit lentement et très prudemment. On ne voit pas grand-chose.

21h nous venons d’arriver sains et saufs. Il ne reste plus qu’à aller nous coucher.

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